Le catalogue devient Magalogue

Éditorial et vente font bon ménage sur le net. En effet, la tendance est au marketing de contenu (content marketing) à des fins de référencement naturel, afin de répondre présicément aux attentes des consommateurs tout en permettant aux enseignes de distribution comme aux marques de devenir médias. Une fois transposé au papier, à des fins de vente par correspondance, ce mix porte un nom : le magalogue.

Le magalogue : un coup de frais sur la vente à distance papier

Magalogue 3 suisses 2015Longtemps marques et distributeurs misaient sur la presse pour parler d'eux et de leurs produits (ils le font encore). Cependant, l'avènement du content marketing témoigne d'un tournant en transformant ceux qui recouraient aux médias en médias* eux-mêmes. De nombreux sites de vente ont pris le pli, c'est le cas de... (liste à créer). 

En transposant la logique au papier (fait nouveau c'est le Web qui influence le papier !), la vente à distance a créé les magalogues (néologisme venant de la contraction réunion du "maga" de magazine "et du "logue" de catalogue). Ni catalogue, ni magazine, c'est une chimère tout droit sortie des esprits des marketeurs qui réunit ces deux supports en un seul. Les avantages de ce nouveau support papier sont multiples :

  • Offrir une autre expérience utilisateur (ambiance) aux lecteurs-consommateurs, en leur proposant un style, un art de vivre qui réunit les produits (à vendre) et les textes qui les illustrent.
  • Ne plus être accros aux médias qui de toute manière ne garantissent jamais ni le passage de l'information transmise (insertion dans le média, rubrique radio ou télé), ni son traitement (positif / négatif).
  • Se différencier de ses concurrents en ayant son propre style à l'heure ou les distributeurs vendent tous à peu près les mêmes produits, c'est une façon de s'attirer une clientèle fidèle adepte du style (look, ambiance, ton) proposé, en somme agir sur sa notoriété.
  • Vendre sans parler uniquement au porte monnaie, en ayant le discours qui suscitera les envies et démontrera sa compétence pour suggèrer les besoins et solliciter l'attention.
  • Disposer d'un support papier moderne correspondant à l'air du temps et aux habitudes prises par les consommateurs (ils sont de plus en plus nombreux à s'informer avant de passer à l'acte d'achat, lire à ce sujet Multicanal : des points de contacts multiples, quoi de mieux pour cela qu'un magalogue ?).

Les atouts de ce support papier sont donc forts (au sens de l'impact marketing et de la différenciation)... pertinents (pour le lecteur-consmmateur ou consommacteur). Ce qui explique sans doute pourquoi de grandes sociétés de VPC, comme les 3 Suisses, ont abandonné leur "gros" catalogue généraliste au prodit de magalogues... Un coup de frais bienvenu pour ces enseignes historiques de la vente à distance toujours attachées au support papier.

Magalogues B2C et B2B

Magalogue de mode b etats unisDe façon générale, l'on trouve des magalogues dans l'univers de la mode et de l'habillement mais aussi de la décoration. Est-ce à dire que les autres secteurs d'activités n'y ont pas droit ? 

Voir les choses sous cet angle serait réducteur. Pour la simple et bonne raison qu'il existe autant de magazine sur des thématiques moins grands publics, voire très pointues, qu'il existe des distributeurs par correspondance (qu'ils soient sur le net ou plus classiquement via des catalogues papier) sur ces mêmes thématiques. ici l'on imagine des thèmes comme par exemple la pêche/chasse, le mariage, les enfants (côté éducation par habillement), l'informatique, la photographie, les animaux domestiques, etc.

Bref, la logique est simple. S'adresser à un consommateur qui a un chat et qui lit des magazines sur les chats quand on vend des articles et/ou aliments pour les chats par le biais d'un magalogue est également tout à fait envisageable pour ne pas dire conseillé... Pourquoi ?

Le centre d'intérêt est fort (ce qui est essentiel dans cet exercice de vente à distance, car l'on doit y chercher l'implcation de sa cible), porteur de valeurs et de sens pour le lecteur consommateur en y mixant tant le doux exercice de l'écriture suggestive (le but est tout de même de vendre - pour repndre notre exemple : "Comment déceler l'humeur de son chat ?", "Bien alimenter un chat âgé", "Apprendre la propreté à son chat"... Les sujets sont facilement imaginables) et les produits que l'on propose.

Certes les éléments évoqués sont grand public, B2C... Est-ce à dire que les professionnels n'ont pas droit à leurs magalogues ? Je ne le crois pas. Au contraire, car là encore il existe de la presse professionnelle comme il y a des entreprises de vente à distance B2B adoptant des stratégies de content marketing tout en commercialisant des produits... Et s'il existe des exemples dans le domaine (les mises en scènes de Staples sur des doubles pages), ils ne vont pas encore aussi loin qu'en B2C. Ce qui est regrettable car il y a, là encore, pour ces distributeurs et autres marques à destination des pros un excellent moyen d'engager une communication avec la clientèle, en jouant sur les atouts vus plus haut.

Surfer sur la vague du content marketing avec les magalogues

Il existe un contexte porteur pour l'avènement des magalogues. La création de contenus est plus qu'a son avantage par les temps qui courent... Entre le content et l'inbound marketing, sans oublier le storytelling, les idées sont là (encore faut-il qu'elles soient bonnes) et les textes également (même remarque que pour les idées).

Il ne reste plus qu'à reprendre les textes pour adapter l'écriture au support papier et les maquettes pour faire vivre de façon moderne autant que vendeuse ces ingrédients informatifs avec la présentation des produits. Un travail qui n'est en aucun cas insurmontable, s'il est confié aux bons professionnels.

Gageons donc que le magalogue n'en soit qu'à ses premiers pas... Et que sa croissance sera harmonieuse.

*Lire à ce sujet : Brand Content : Comment les marques se transforment en médias de Matthieu Guével et Daniel Bô.

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