Pourquoi les marques numériques ont besoin d’un point de vente physique ?

En ouvrant un magasin de commerce électronique on se demande aussi s’il est possible d’ouvrir un magasin physique c’est à dire avoir un point de vente physique. Si les coûts sont facilement dissuasifs, les bénéfices sont considérables et il existe différentes solutions pour réduire les coûts. Mais est-ce vraiment nécessaire pour une marque numérique ou une boutique de e-commerce d’avoir un magasin ?

Est-ce que le commerce de détail est mort ?

L’apocalypse du commerce de détail est à venir. Les grandes marques américaines et mondiales réduisent les magasins physiques à des taux épidémiques. On parle actuellement de “transformation du e-commerce”, de changement dans les préférences d’achat et les attentes des consommateurs et de “commerçants aux attentes complètement déplacées”. Et voici quelques-unes des raisons qui expliquent la lente mort du commerce de détail. Il fait valoir que de nombreuses chaînes de magasins ne pourraient pas s’adapter au changement assez rapidement pour être compétitives.

Si on entre dans un point de vente physique comme Sears ou Macy’s, notre esprit n’est pas satisfait. On entre dans des magasins parfois délabrés, souvent avec des sols en moquette, différents des canons auxquels la technologie moderne nous a habitué. On est paresseux. Avec la télévision à la demande, ces beaux sites e-commerces, Amazon, il est si facile de rester assis chez soi sans aller nulle part, à faire tout ce qu’on veut avec nos appareils.

Les étendues de magasins autrefois florissantes peuvent maintenant rappeler les scénarios de The Walking Dead ; mais on ne doit pas s’inquiéter, car le commerce de détail offre une expérience tactile qui ne peut être reproduite avec une e-commerce. Ainsi, le commerce de détail n’est pas vraiment mort. “Cela n’a fait que changer”.

L’expérience en direct : pourquoi les marques numériques devraient-elles vendre hors ligne?

Qu’est-ce qu’on peut proposer qui ne peut être vendu sur Amazon ? L’e-commerce est gagnant grâce à sa commodité, à la possibilité de recherche filtrée et à la portée du public ; mais il ne peut jamais battre le point de vente physique dans certains domaines, tels que l’intimité et la découverte, l’engagement et l’expérience client en direct. Il y a une grande différence lorsqu’on rencontre notre mère en personne ou sur FaceTime. Si on est une marque qui vend en ligne avec une boutique de e-commerce, l’écran devient une contrainte : on est lié à ce que l’on faire. On ne peut pas atteindre physiquement le client et lui parler. On ne peut pas leur demander ce qu’ils pensent du produit, ni se connecter avec eux. Alors, pour l’intimité et l’implication, l’expérience physique dans un point de vente physique sera toujours gagnante. Car même avec l’évolution technologique, vendre en ligne n’est pas comme vendre dans un magasin. Dans un magasin physique, les gens peuvent toucher et sentir le produit ; et ils peuvent s’identifier à la marque.

Dans un point de vente physique, la découverte des produits se fait de manière plus naturelle, car les clients trouvent toutes les marchandises devant eux. Il n’est pas nécessaire de procéder à une recherche filtrée. Et le vendeur peut accéder à de nouveaux segments du public, des personnes qui ne recherchent pas spécifiquement le produit. Des marchés et des espaces de co-vente sont créés pour permettre au public de découvrir les produits.

Il était difficile de faire 2 000 $ de ventes par mois, surtout pour les marques indépendantes. Certaines n’avaient pas les ressources nécessaires pour faire du marketing ou pour être en tête des recherches de référencement. Et donner de la visibilité à la marque en ligne était donc presque impossible.

L’avantage est qu’en louant un espace dans un magasin très actif ou en ouvrant un magasin temporaire dans une zone très fréquentée, on a automatiquement un peu de trafic. En gros, on a déjà un public ; et on n’a pas à s’asseoir derrière l’écran, les doigts croisés, à dépenser de l’argent en marketing numérique et à espérer qu’un client nous trouve.

Avoir un retour d’information des clients est incroyablement important pour le développement d’une marque. En observant simplement une clientèle, on peut recueillir beaucoup plus d’informations que par le biais de rapports et de données analytiques. Qu’est-ce qui attire les clients ? Pourquoi décident-ils d’acheter ou de ne pas acheter ? Pour qui achètent-ils ? D’ailleurs, leur parler peut aider à prendre des décisions commerciales, à développer de nouveaux produits et à découvrir de nouveaux segments d’audience.

“Si on a déjà vendu dans un marché aux puces, une foire artisanale ou un magasin pop-up, on sait qu’on y recevra des commentaires sur des produits. Il existe des plateformes numériques pour surmonter cette limitation ; elles posent des questions aux clients. Mais ce n’est pas comme avoir un magasin physique dédié à une marque ; ce n’est pas comme pouvoir regarder les clients interagir avec les produits, avec la marque en leur posant des questions. En direct, on peut voir si les clients ont des problèmes avec les prix, mieux comprendre ce qu’ils pensent de votre produit”.

L’expérience du client en direct comprend tout, de la prise de mesure d’une robe à la participation à un événement en magasin ; c’est tout ce qui va au-delà de la transaction, permettant au client d’interagir avec la marque, avec les vendeurs, avec le produit. Pour une marque ou une personne influente, l’expérience en direct est presque aussi importante que le produit lui-même.

Les consommateurs attendent du divertissement, de l’atmosphère et de l’expérience lorsqu’ils entrent dans un magasin. L’expérience qu’on peut offrir dans un magasin est de loin supérieure à celle qu’on peut donner en ligne. Peu importe que le site d’intérêt soit étonnant, amusant, qu’il parle ma langue, que les achats soient faits de manière agréable. Ce n’est pas la même chose que d’aller à un événement hors ligne organisé par celui-ci, ou d’aller dans sa salle d’exposition, où de charmantes filles en survêtement rose donnent des conseils de maquillage et laissent essayer les produits. C’est une expérience très personnelle, mais surtout elle donne une vision à 360 degrés de la personnalité de la marque.

Si on pense qu’une marque a de la personnalité, une histoire à raconter, si elle contient des éléments culturels, on doit donner aux clients une expérience en direct dans un magasin physique. On ne peut pas compter uniquement sur un écran et une plateforme de commerce électronique pour offrir une expérience aux clients, aussi élégante et sophistiquée soit-elle.

Cela s’applique également à Instagram. C’est vrai, Instagram a contribué à changer la façon dont on achète, grâce à des aliments hyper-curés avec des choses que l’on aime. Pourtant, les utilisateurs aiment particulièrement participer à des événements physiques qui peuvent être partagés sur la plateforme. Par exemple, les Millennials attendent d’ailleurs quelque chose de plus qu’un nouveau produit ; ils attendent quelque chose de plus qu’un beau magasin. Ils veulent une atmosphère, une expérience, quelque chose à partager et à discuter avec leurs amis sur Instagram.

Comment trouver un magasin physique sans trop dépenser?

Le terme co-retail fait référence aux magasins établis qui offrent à plusieurs marques un espace de vente partagé. Il s’agit d’un mode de vente plus intime et plus pratique que la livraison en consignation ou en gros. Dans de nombreux cas, les marques sont autorisées à mettre en place leur propre affichage, à fixer les prix et à informer le personnel sur leurs produits. Et dans tous les cas, on peut chercher dans la ville, par la publicité ou la connaissance, une marque établie qui offre un espace dans son magasin.

Les marchés et les foires ne sont pas seulement des lieux privilégiés pour trouver des clients, mais peuvent également être utiles pour la mise en réseau. Entrez en contact avec des marques complémentaires qui pourraient être des partenaires potentiels pour des opportunités temporaires ou pop-up à l’avenir. Les marchés de niche (par exemple, une foire alimentaire) peuvent aider les petites marques à toucher le public de ce secteur.

Grâce à leur polyvalence et à leur flexibilité, les magasins pop-up offrent des solutions infinies. Ils constituent un excellent moyen de passer d’un comptoir de marché à un magasin spécialisé, bien que temporaire. Vérifiez si les magasins locaux offrent un espace pour des ventes temporaires en magasin ou s’ils sont prêts à s’associer pour partager les coûts, à ouvrir un bureau, un studio ou un espace de production, en invitant les clients à “jeter un coup d’œil dans les coulisses”. De nombreuses entreprises ont vu le jour pour répondre à la tendance des magasins temporaires.

Enfin, la livraison et la vente en gros de l’acte de vente emmènent également des produits dans un espace physique, même si on n’est pas présent au moment de la vente. Toutefois, grâce aux données sur les ventes et aux conversations avec le détaillant, on peut se renseigner sur les performances hors ligne.

Commencer lentement avec la livraison en consignation et la vente en gros – bien que souvent difficile à gérer pour les deux parties – est certainement un bon moyen de commencer.

L’idée d’ouvrir un magasin physique ne doit pas détourner un e-commerçant du cœur de son activité : le magasin de commerce électronique, qui est et reste son principal canal de vente.

Cependant, une approche multicanale incluant la vente au détail peut aider à accéder à de nouveaux segments d’audience, à raconter l’histoire de la marque et à obtenir un retour d’information direct de la part des clients.